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room_mondrian_newyorkHÔTEL MONDRIAN, BENJAMIN NORIEGA ORTIZ, MORGAN, MANHATTAN - Troisième du nom après L.A. et Miami, siglé Morgan, signé Benjamin Noriega Ortiz, ce nouvel hôtel Mondrian ne dégage pas le mood new-yorkais auquel on est tellement habitué dans Manhattan, surtout à Soho. Il tape pourtant dans le mille, illustrant la capacité d’une ville à se renouveler, à se projeter dans son futur sans oublier son passé. Sur 26 étages, les 270 chambres et suites ont l’esprit Christian Bérard versus « La Belle et la Bête », Jean Cocteau. Un onirisme de lignes et de tons cher à Ian Schrager, fondateur du groupe, pour lequel un hôtel est un théâtre de songes, un lieu fait pour rêver les yeux ouverts, s’émerveiller et, ici, s’éveiller dans le luxe qui a été celui du Hollywood Quarante, celui de Vincente Minelli, notamment. Que N.Y. s’approprie pour une way of live moins coincée, plus ouverte, cherchant ainsi à libérer d’une histoire sclérosante.

morganhotelgroup.com

2 septembre 2010 - Catherine Jazdzewski

four_seasons_hotel_hangzhou_at_west_lake-1HANGZHOU, FOUR SEASONS, ZHEJIANG - Hangzhou, ça vous dit quelque chose ? Non, dommage… capitale économique mais aussi historique du Zhejiang - elle était pour Marco Polo la plus belle ville du monde -, cette cité médiévale se dote d’un Four Seasons qui ne manquerait pas de séduire le commerçant vénitien, puisque ce palace renoue avec les fastes impériaux, se sacrant villégiature des nouveaux barons locaux et internationaux du business. Sur les rives du West Lake, ce resort de luxe s’inspire, dans un parc paysager et fleuri en toute saison de 3,6 hectares, de l’architecture traditionnelle des pavillons. Ses 81 chambres, dont 7 suites plus 7 villas résidentielles, sont toutes faites de bois précieux et de soies délicates. Un luxe opulent et raffiné qui se prolonge, bien sûr, dans les plaisirs du palais, avec une carte cantonaise et shanghaienne déclinée presque à l’infini. A savoir : c’est près de là que se situent les fermes d’élevage de ce nouveau caviar que l’on dit proche du beluga, au point de le remplacer bientôt sur les tables internationales.

2 septembre 2010 - Catherine Jazdzewski

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sanderson-purple-barULRIMATKIR, B&B KING, THE PROPOSAL, PURPLE BAR, SANDERSON, MORGAN, LONDRES - Aussi glam soient-ils, nos bars parisiens risquent de faire limonade à côté des derniers délires du Purple Bar. A Londres, Le Sanderson, chef de file de design hôtel, fleuron du groupe Morgan fondé par Ian Schrager - boss mythique du Studio 54 -, lieu de parties aussi disjonctées que glamour, fête ses dix ans avec une hallucinante ligne de cocktails. Tout commence avec un kir excentrique et totalement désinhibant, Ulrimatkir, à base de vodka cerise, Dom Perignon rosé et le must des liqueurs de cassis, la dijonnaise Desbons, avec flocons de feuille d’or en couverture. Snobissimement rap après avoir été jazz, le B&B King mêle un cognac Martell 1940 et une liqueur de Bénédictine de la même année. Le Manhattan 1913 se paye un bourbon Mac Brayer d’avant la prohibition et The Proposal ringardise le Cosmopolitan avec son Dom Perignon 1995, son extrait de prunes fraîches et son nectar d’hibiscus servi dans une flûte Baccarat. A déguster avec gold card, comptez 400 € le verre…

www.sandersonlondon.com

8 juillet 2010 - Catherine Jazdzewski

avril10_rg_sg__0872GRACE LEO, HOTEL BEAUCHAMPS, PARIS - Si vous rattachez l’adjectif particulier à cet hôtel, vous serez tout à fait dans son mood. Sa propriétaire, Grace Léo, l’a voulu comme la demeure idéale d’un voyageur imaginaire, Balthazar Beauchamps, qui l’aurait meublé des collections ramenées de ces voyages à travers les continents. Comme ce monsieur a des goûts assez éclectiques, masques africains cohabitent avec mobilier industriel. L’ordonnancement est parfait. Aucune faute de style. L’enchantement est même particulier au dernier étage. Ce sixième étage, dont les chambres mansardées cultivent le charme nostalgique qui signe tant et toujours Paris. S’ajoute à cela la tranquillité qui règne dans ce lieu, pourtant situé en plein quartier des Champs-Elysées, et qui fait de lui une bulle de tranquillité dans laquelle on a aussi plaisir à déjeuner comme à dîner.

www.hotelbeauchamps.com

8 juillet 2010 - Catherine Jazdzewski

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junior-suite-pauljoe-avec-terasse - les-etangs-de-corotPAUL & JOE, LES ETANGS DE COROT, VILLE-D’AVRAY - En moins d’un an, les Etangs de Corot se sont imposés comme la pause week-end des Parisiens. Faut dire qu’à dix minutes à peine, en voiture, du Pont de Saint-Cloud, on s’y aère chic dans un cadre toujours aussi nature et évocateur. Depuis le 1er juillet, les dimanches de Ville-d’Avray deviennent très fashion, avec l’ouverture d’une junior-suite, décorée par la créatrice de Paul & Joe, Sophie Albou. Pour cette chambre avec terrasse privée, elle a en cohérence avec son style créé une atmosphère très londonienne, un peu Tricia Guild teinté de Kawai. C’est très Merci aussi… donc pile poil dans la tendance qui plaît  aux couples trentenaires, ceux d’une nuit ou de toutes, mais la douche est un peu étroite pour les ondées partagées.

www.etangs-corot.com

8 juillet 2010 - Catherine Jazdzewski

bombaysapphirelondresBEATRICE ARDISSON, NIR, BOMBAY LONDRES, BOMBAY SAPPHIRE - Voilà le mix que s’enfileront toutes les filles haut perchées sur stilettos Louboutin. Bombay Sapphire fait touche en demandant à Béatrice Ardisson de se mettre au shaker. Avec le mixologue aussi sympathique que futé Nir, de Cocktail en Dreams, elle a tracé la route du gin entre Londres et Bombay, soulignant le versant épices du gin avec du thé Darjeeling et, pour la touche volupté, un léger trait de sirop de mangue. Pas sirupeux pour deux sous, plutôt dry, le Bombay Londres souligne et affirme le chaloupé des hanches sans trop griser, et se dégustera tout l’automne dans les bars ultraglossy du Meurice, à Paris, et du Dorchester, à Londres.

1 juillet 2010 - Catherine Jazdzewski

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porthault-01_0006SARAH LAVOINE, FRANCOIS CHAMPSAUR, STEPHANE ROUX, D. PORTHAULT - Tant qu’on ne s’est pas roulé dans le voile de ces draps, on n’imagine pas ce que peut être la sensualité à fleur de peau. Une caresse évanescente, presque impalpable, et pourtant couvrante. C’est pour cela que, malgré son petit coup de vieux, la maison D. Porthault n’a jamais cessé d’être au box-office des rock-stars comme Mick Jagger ou Sting, pour ne citer qu’eux. Vendue par la famille éponyme à un fonds de pension, le fleuron français du linge de maison a demandé à trois designers résolument contemporains, Sarah Lavoine, François Champsaur et Stéphane Roux de créer chacun une collection en utilisant les outils spécifiques de la maison en matière de floconnage, de broderie comme d’impression. Ce qui projette celle-ci vers une nouvelle clientèle internationale, qui aura le privilège d’un linge encore plus exclusif.

1 juillet 2010 - Catherine Jazdzewski

hvb-5573usHUGO POULET, BOLLINGER ROSE, HUGO & VICTOR - Inédit, et drôlement savoureux, le mariage pour l’été du Bollinger Rosé et des douceurs de Hugo Pouget pour la jeune maison Hugo & Victor. Une première pour la très sérieuse maison champenoise dont les cuvées ont la réputation d’être puissamment masculines. Celle-là est pourtant pudique et délicate et son goût pour la sensualité saute au palais dans le chair à chair qu’elle fait avec quatre desserts déclinés autour de la fraise. Millefeuilles, tartelette, entremets… chaque pâtisserie travaillée en brumoise, pulpe, marmelade, consommé ou jus de fraises fraîches s’accorde à ce champagne à majorité de pinot noir avec une évidence surprenante. Que soulignent et rehaussent à la fois la fraîcheur des bulles et le velouté des fuits.

A déguster chez Hugo & Victor, 40, boulevard Raspail, 75007 Paris.

24 juin 2010 - Catherine Jazdzewski

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benidormcostablancaspainSANTANDER, BENIDORM, ESPANACLIC.COM - Quelle est la destination estivale préférée des Français ? L’Italie, la Grèce… No. L’Espagne. On est un peu plus de huit millions à aller hâler chaque année à Barcelone, Séville et Madrid. Reste que la péninsule ibérique, qui présente pas moins de quinze capitales régionales comme capitales européennes de la Culture 2016, fait sa movida touristique avec des villes comme la chic Santander - Jean-Paul Sartre passait toutes ses vacances en Cantabrie -, ou la nuitarde Benidorm (en vignette) - le Miami de la Costa Brava -, des destinations pour lesquelles on ne programme jamais à l’avance ses séjours, mais toujours à la dernière minute. D’où l’intérêt d’un site comme espanaclic.com dont l’offre, de la villa luxueuse au camping écolo, est aussi quali que quanti. On a testé, on a aimé. Enfin, une bande de quatorze copains l’a fait. Preuve à l’appui, la vidéo de leur été.

24 juin 2010 - Catherine Jazdzewski

_vlx7825STEPHANE GIACOMETTI, RELAIS 50, FRANZ POTISEK, HOTEL LA RESIDENCE DU VIEUX PORT, MARC BORE, MARSEILLE - Un an de fermeture, autant de travaux, et un lifting réussi. Propriété Marc Boré (monsieur Rentacar), l’hôtel La Résidence du Vieux Port, à Marseille, a perdu cinquante ans d’un coup, mettant en adéquation sa décoration intérieure avec son architecture extérieure. Ce look new look est signé Franz Potisek, un designer du Nord, qui a conçu aussi bien le mobilier en bois exotiques que les motifs vifs et chatoyants des tissus. ça change des courants actuels, et donne aux nuits un charme plutôt piquant. D’autant que toutes les chambres donnent sur le Vieux Port. Soit, vue carte postale, le coucher de soleil sur Notre-Dame de la Garde… Et un petit déjeuner au lit plein soleil. Si cet hôtel est classé trois étoiles, sa table, le Relais 50, mérite amplement sa première. Signée du chef Stéphane Giacometti, elle est le spot de l’été marseillais. Total régal sur un Bandol rouge du Domaine du Gros Noré : la tarte aux sardines, caviar d’aubergines et pistou de roquette, l’agneau de pays en croute de Melet provençale, polenta crémeuse, la brousse du Rove de M. Gouiran façon fiadone. Chaque produit provient d’une agriculture raisonnée et locavore, revisitant ainsi, avec finesse et goût, la cuisine régionale.

Hôtel La Résidence du Vieux-Port. 18, quai du Port, 13002 Marseille. Tél : 04 91 91 91 22.

24 juin 2010 - Catherine Jazdzewski

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rezidor-50-royal-hotel-lobbyARNE JACOBSEN, RADISSON BLUE ROYAL HOTEL COPENHAGUE, 50 ANS, THE REZIDOR HOTEL GROUP - Le 1er juillet prochain, The Rezidor Hotel Group fêtera ses 50 ans. Une success story qui a commencé en juillet 1960 avec l’ouverture par la compagnie aérienne danoise SAS, d’un hôtel de luxe à Copenhague, le SAS Royal Hotel Copenhague, aujourd’hui Radisson Blue Royal Hotel Copenhague. Avec ses 206 chambres, cet hôtel devait pouvoir héberger les passagers des vols de la première ligne directe entre les Etats-Unis et la Scandinavie. Il se devait d’être la vitrine du style scandinave et c’est ainsi qu’Arne Jacobsen en a fait la référence du design moderne, créant notamment un mobilier, dont les Egg Chairs et Swan Chairs, aujourd’hui cultes dans le monde entier. Quand au groupe hôtelier, société cotée en Bourse depuis 2006, il gère cinq marques : Radisson, Country Inn, Park Inn, Regent et Hotel Missoni, licence mise en place en 2005 avec la maison de couture italienne. Soit plus de 400 hôtels et de 86 300 chambres à travers 62 pays dont, en développements, l’Afrique et la Russie. A noter que le groupe a été distingué cette année par l’institut américain Ethisphère comme l’une des sociétés les plus éthiques de la planète pour ses valeurs sociales et humaines.

17 juin 2010 - Catherine Jazdzewski

plantes_haies_hd« PLANTES DES HAIES CHAMPÊTRES », CHRISTIAN COGNEAUX ET BERNARD GAMBIER, ED. ROUERGUE, PRIX PIERRE-JOSEPH REDOUTE, FETE DES JARDINIERS DU CHÂTEAU DE LUDE - Il faisait chaud et les jardins explosaient de roses. La Fête des Jardiniers du Château de Lude, dans la Sarthe, est une manifestation nature et conviviale des jardins de juin qui, au fil des années, s’est imposée comme une référence incontournable dans le monde du végétal, notamment par son prix Pierre-Joseph Redouté, le « Goncourt » des jardins. Chaque année, depuis onze ans, le même jury, composé entre autres de Louis Benech, Jacques Garcia et Maryvonne Pinault, récompense les meilleurs ouvrages verts. Le Grand Prix a été remis à une jolie bible sur cette mémoire paysanne silencieuse si vitale aujourd’hui pour la biodiversité des campagnes : « Plantes des haies champêtres » de Christian Cogneaux et Bernard Gambier (éditions Rouergue). Le Prix Special du jury à été décerné à un livre de séduction : « Face aux Arbres » de Christophe Drénou (éditions Ulmer). Le Prix artistique a récompensé une magnifique promenade paysagère, « Dix-Neuf Jardins », Erwan Tymen, de Christine Bardedet et Philippe Berdereau (éditions Coop Breizh), tandis que le Prix pratique couronnait l’éducatif « Guide Ecologique des Arbres » d’Elisabeth et Jérôme Jullien (édition Eyrolles), et le Prix coup de cœur à une collection originale « Les arbres vous guident » de Félicien Lesec (éditions Altissima) où la visite guidée d’une ville par ses arbres. Bref, ça valait le détour, d’autant que l’horticulteur Decouard a lui aussi été primé pour ses osmanthus, dont il commercialise depuis 2007 trente et une belles et odorantes variétés.

17 juin 2010 - Catherine Jazdzewski

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gilles-peterson-presents-havana-culturaGILLES PETERSON, ALEXANDRE ARRECHA, HAVANA CULTURA, HAVANA CLUB INTERNATIONAL S.A., VITALIC, RED, SMIRNOFF - Havana Club International S.A., qui distribue le rhum cubain all over la planète - hormis les States -, fait aussi dans la production musicale, label Havana Cultura, et a donné carte blanche au D.J. Gilles Peterson pour repérer la nouvelle vague artistique cubaine. Quelle est la relève de Compay Secundo et de Ibrahim Ferrer ? Du pur et vrai underground, mode reggaeton, mais aussi hip-hop. Soit un double CD : douze titres sont composés par Gilles Peterson avec des artistes comme Maya Caridad Valdés ou Roberto Fonseca. Les douze autres sont des morceaux originaux enregistrés dans les lieux les plus improbables de La Havane, et mixés au culte Studio Egrem. Par des groupes comme Ogguere, Yusa ou Free Hole Negrade, qui mêlent même parfois salsa et rap afro-américain. La pochette est signée du plasticien Alexandre Arrecha et l’objectif est clairement d’aider cette nouvelle vague à se faire connaître et à investir la scène internationale. A écouter en sirotant un ou deux mojitos, et sans comparaison possible avec la bouteille Red de Smirnoff, qui soutiendra cet été dans les rave-parties l’éthylisme à gogo avec la bénédiction de son soi-disant designer, l’électro-DJ Vitalic.

10 juin 2010 - Catherine Jazdzewski

p1000806CORINTHIA, PASCAL LEDUC, TERRA DIVA - Annoncé dans le « Tripoli Post » : l’allégement des formalités de visa. Avec 15 à 20 000 touristes par an, la Libye n’est pas la destination la plus courue, mais elle compte bien se faire sa place au soleil, privilégiant les séjours culturels. Vu sa richesse antique unique, ses nombreux et magnifiques sites classés au patrimoine mondial de l’Unesco, dont les villes romaines de Leptis Magna et Sabratha, ça parait évident. Et attirant, puisqu’on y est tout seul. Dans un confort de séjour grand luxe, la Libye privilégiant le haut de gamme pour son hôtellerie et confiant la gestion de ses palaces à des valeurs sûres. Le cinq étoiles Corinthia, qui règne en maître sur le front de mer, appartient ainsi au groupe maltais CHI Hotels and Resorts. En feuille de route, on prend celle de Pascal Leduc, de Terra Diva, un voyagiste à taille humaine qui excelle dans les bains d’histoire et les trips sur mesure. A noter, qu’à compter du 15 juillet, la compagnie Afriqiyah propose des vols directs Lyon-Tripoli, en plus de ceux quotidiens au départ de Paris. www.terra-diva.com/

10 juin 2010 - Catherine Jazdzewski

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terrasse-gallery-rvbPHILIPPE STARCK, LAURENT TAÏEB, THE TERRASSE GALLERY - Dans la lignée du Parlour et de l’Experimental Social Club, qui ont totalement renouvelé le style bar privé, Laurent Taïeb ouvre sa Terrasse Gallery, où l’on peut siroter une tequila la tête dans les nuages ou les étoiles, vu que ce petit lieu est à ciel ouvert tout l’été, perché, rue du Pont-Neuf, sur les toits du mall Kenzo, juste à côté de Kong, prisé par les étrangers pour sa vue imprenable sur la Seine. Extra pour les prochaines nuits de canicule, mais bémol sur la déco signée Philippe Starck, qui ne s’est pas foulé. Les murs lambrissés et les sièges Louis XVI rappellent furieusement ceux du new-yorkais hôtel Hudson. On se rattrapera sur le design à l’automne, avec les accrochages d’Hervé Mikaeloff, autre membre de la bande Taïeb/Starck, qui présentera chaque trimestre un jeune artiste international.

The Terrasse Gallery, 1, rue du Pont-Neuf, 75001 Paris

3 juin 2010 - Catherine Jazdzewski

masala-la-chaumiere-01ARAMESH BUNDI, CHAUMIERE MASALA, PASCAL BRUN, LE TOUESSROK, ILE MAURICE - Avant sa rénovation, au début des années 2000, avec sa déco ultra-seventies, il était l’hôtel culte des lunes de miel, celui où l’on buvait la Piña Colada à la paille, les yeux rivés sur le coucher de soleil le plus « sea, sex and sun » de l’océan Indien. Après, designé comme un palace balinais, il est devenu le point de chute tropical de la pub et des prods londoniennes, au point qu’on n’y parlait que la langue de Shakespeare. Seulement 18 % de sa clientèle était alors française, contrairement au Saint Géran, qui était le QG du show business parisien… Depuis que Le Touessrok a abandonné la bannière One & Only pour être Sun Resorts, il renoue, via son directeur général Pascal Brun, avec le vrai mood mauricien. Ce qui vient de lui valoir d’être classé meilleur hôtel de plage par le magazine « Ultravel » du « Daily Telegraph ». A noter, aussi, sa nouvelle table, la Chaumière Masala, l’une des fines de l’océan Indien, celle de Ramesh Bundi. Formé par des chefs réputés internationalement en Inde, dont Satish Arora, son cuisinier Ramesh Bundi ne travaille pas une cuisine Bollywood mais Maharadjah, une cuisine indienne classique, qui a inspiré par son travail des épices, entre autres, Nicolas Le Bec à Lyon, Olivier Rollinger à Cancale. A déguster cet été, par exemple, vu que désormais la destination Maurice se désaisonnalise, flirte avec un taux d’occupation de 75 % durant l’hiver austral (température moyenne 23°C) et des prix très attractifs.

3 juin 2010 - Catherine Jazdzewski

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image004CHRISTOPHE ADAM, BENOIT COUVRAND, FAUCHON - Pour avoir peut-être poussé l’éclair aux limites du gustatif possible, Christophe Adam et Benoit Couvrand, son second, l’envoient en vacances, ainsi que le baba, la tarte, le macaron, le chou et le mille feuille dans le verger. Fauchon redécouvre alors les fruits frais pour deux saisons. Ca commence avec la fraise de Plougastel, ça finira à l’automne avec la figue, les myrtilles et le pomelos. L’exercice, qui consiste à garder la saveur et la texture du fruit intactes, est totalement réussi. Notamment avec le Chou Framboise Vanille Bourbon où le fruit explose en bouche. Les deux comparses ont joué à fond la carte du vrai, remplaçant, par exemple, la gélatine par de un agar-agar 100 % naturel. Mention spéciale à la crème fermière, une petite invention de mascarpone et de crème fraîche, dont l’équilibre entre les deux matières est travaillée différemment dans chaque gâteau pour être à l’unisson du croquant ou du moelleux du fruit. Bref,  on se relèche les babines Place de la Madeleine.

6 mai 2010 - Catherine Jazdzewski

belvedere-crush-ed-caseCRUSH-ED CASE, GRACE JONES, CHRISTOFLE, BELVEDERE - Quand on connaît, pour cause de loi Evin, la frilosité poussée à la névrose de M.H.D. à promouvoir ses spiritueux, on ne peut qu’être étonné quant au choix de Belvédère de placer sa Crush-ed Case sous le signe d’une des femmes les plus mythiques des années 80, la sculpturale, l’excessive Grace Jones. Un choix dû à la fascination que cette icône suscite et du succès de sa tournée Hurricane produite, comme son CD, par son jeune fiancé, lord Ivor Guest. A l’aube de ses six décennies, l’impératrice des cougards assure sur scène un déhanché animal qui renvoie aux bacs à sable Lady Gaga, Madonna et compagnie. A Cannes, le 18 mai prochain, lors d’un concert privé au Baron, pendant qu’on sirotera le Crush-ed Cock!, mix vodka/champagne, miss Jones signera chacune des dix malles contenant les six bouteilles de la collection Belvédère, dont la nouvelle Belvedere Silver à paille siglée Christofle. Les Crush-ed Case seront ensuite vendues dans les hauts lieux de la nuit cannoise, où l’on se déchaînera comme au Palace sur sa voix sensuelle et guerrière.

Crush-ed Case, Belvédère, 990 €

6 mai 2010 - Catherine Jazdzewski

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junior-suite-v1HOMARD BLEU BEARNAISE, PASCAL NIBAUDEAU, NATHALIE SEILER-HAYEZ, THE REGENT, RADISSON, MICHEL OHAYON - Pari gagné pour Nathalie Seiler-Hayez (ex-Radisson Marceau et Lutétia), qui a réussi à faire de l’hôtel The Regent, à Bordeaux, un authentique palace. Construites sur l’emplacement du Grand Hôtel et d’un ensemble de sept immeubles XVIIIe siècle, soit une superficie de 23 000 m2, ouvert en décembre 2007 après sept ans de travaux, propriété de Michel Ohayon - Financière Immobilière Bordelaise - et géré par la chaîne Radisson, voluptueuse. Cette fois, Jacques Garcia a été particulièrement et très justement inspiré, s’inspirant d’ailleurs du Grand Théâtre voisin, revisitant corbeilles, coursives et loges, et jouant des teintures comme de drapés de scène pour susciter de très actuels fantasmes d’alcôve. A cette chair, s’ajoute celle de la table et la première étoile juste acquise par le chef Pascal Nibaudeau pour une cuisine de la mer qui joue les accords aux vins rouges, et qui s’inscrit dans la lignée de Jacques Le Divellec avec un homard bleu béarnaise, vraie signature de grande cuisine française. Bref, l’art de vivre à la française sévit encore ici avec panache.

The Regent, 2-5, place de la Comédie, 33000 Bordeaux. Tél.  : 05 57 30 44 44.

29 avril 2010 - Catherine Jazdzewski

_mg_8048md-suite-de-la-reinDIDIER BENDERLI, TIM GODDARD, JEROME CHEVALLIER, LE PAVILLON DE LA REINE - On est tellement submergé par la vague fashion des nouveaux hôtels parisiens, qu’on peut sérieusement perdre le sens du vrai confort, aveuglés par trop de tape-à-l’œil. Ce qui fait que se poser dans un endroit comme celui-ci n’est rien d’autre qu’un bain de jouvence. Historique, puisqu’il doit son nom à la future reine Anne d’Autriche, qui y séjourna durant ses fiançailles. Culturel, étant à la fois adulé au Japon pour son style et le lieu de l’intrigue du roman noir de René Belleto, « la Machine ». « Idéalogique », car il incarne à la perfection ce luxe à la française, discret et chic, qui séduit tant les étrangers, notamment les Anglo-Saxons, lesquels représentent 50 % de sa clientèle .Est-ce pour cela que Salma Hayek a choisi sa suite de la reine (photo) pour sa nuit de noces avec François-Henri Pinault ? Ses 54 chambres marient plafonds d’époque et déco moderne en demi-teintes signée par Didier Benderli, un ex de l’équipe Jacques Garcia. L’atmosphère si particulière des hôtels particuliers y est intacte, notamment grâce à son rez-de-chaussée qui s’est doublé d’un nouveau salon-bibliothèque avec œuvres originales de Victor Hugo. Sans oublier ce qui fait tout, le sens du service et de l’hospitalité de son propriétaire, Jérôme Chevallier, et de son directeur, Tim Goddard. Délicieux, y marivauder l’après-midi devant un thé ou un verre de gin.

Le Pavillon de la Reine, 28 place des Vosges, 75003 Paris. Tél.  : 01 40 29 19 19. A partir de 380 € la chambre.

22 avril 2010 - Catherine Jazdzewski

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lac-de-come3VILLAS D’EXCEPTION, FREDERIC SOVOYEN, NOSYLIS - On fait quoi, cet été ? On casse sa tirelire, on bazarde ses stock-options et on part faire le tour du monde en Nosylis. Soit découvrir les plus magiques paysages de la planète, séjourner dans les hôtels encore plus beaux que dans les rêves, et parfois inaccessibles sans recommandation, comme ceux de la maison Aman, par exemple, et cela, avec enfants et amis. Versus luxe, la tendance 2010 du voyage est à la redécouverte familiale et roots-chic des régions et des peuples. Voici dix ans, Frédéric Sovoyen initiait le marché des voyages de luxe, il en est aujourd’hui le leader et le producteur le plus prestigieux. CA France : 14 M€. CA Belgique : 7 M€, avec une création de cette filiale en 2008 seulement, soit une progression annuelle de 50 %. La sortie de ses catalogues est donc un événement aussi glamour que la Fashion Week, avec ses hits et ses trends. Si, en 2009, l’esprit était plutôt aux moyens-courriers, à la Grèce, l’Italie et l’Espagne, l’Asie, les Etats-Unis et le Brésil reviennent en force cette année. Sinon, on séjournera chez l’habitant, avec le premier lancement de la collection des villas d’exception. Soit des demeures de rêve à louer aussi bien à Venise, Lamu, que sur les rives du lac de Côme (en vignette). Avec, bien sûr, personnel inclus. C’est pas le Pérou, ça ?

22 avril 2010 - Catherine Jazdzewski

mapcorse_calvi_communiqueBOMBAY CALVI, LIONEL BENSEMOUN, BARON, BACARDI-MARTINI - ça fait un moment déja que Bacardi-Martini - et confrères - se grattent la tête pour relancer l’envie d’un fouettant gin-tonic ou d’un acidulé gin fizz. Vu que la mixologie a le vent en poupe, le groupe à la chauve-souris ne rate pas la vague, et confie aux meilleurs « bartrenders » un flacon de Bombay Sapphire à jet-settiser. L’an dernier, Thierry Hernandez, du Plazza Athénée, s’y était collé en team avec la parfumeuse Céline Elléna. Résultat : moyen. Cette année, Lionel Bensemoun est aux manettes. Le petit génie de la nuit a conçu avec son équipe du Baron un Bombay Calvi dégusté en prime time dans la nouvelle back-room de « La Fidélité », soit un vrai petit appartement meublé Puces de Vanves. Calvi étant le QG d’été du boss-clubber, thym, miel de châtaigner, pamplemousse rose et menthe infusent dans un bain de gin, ce qui donne au final un mélange pas prétentieux pour deux sous, ultra-rafraichissant, et assez traitre… qui fera les nuits chaudes de tous les claques de la Clique, soit, outre ceux cités, le Montana, l’hôtel Amour, Chez Moune et chez Régine.

22 avril 2010 - Catherine Jazdzewski

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homelidays-96665-eauLOC’UP, LOC’DOWN, HOMELIDAYS - C’est nouveau, ça vient de sortir. Homelidays, le leader européen de la location de villas de vacances entre particuliers, édite désormais « Loc’Up » et « Loc’Down », son baromètre de tendances. Première constatation : le business reprend. En février 2010, le trafic a augmenté de 56 % par rapport à 2009, soit 5 865 984 visites, avec, comme demande, les maisons sur la plage, au soleil. Au hit des destinations, c’est en Indonésie, et surtout à Bali, qu’on pose ses valises puis en Afrique du Sud et au Liban. A trois mois de la Coupe du monde, il semble que l’effet foot fonctionne à fond le ballon. A l’inverse, le Brésil est cette année Loc’Down avec une baisse de 5 % des réservations. Le contrecoup crash ? En Europe, trois pays seulement apparaissent dans le classement d’hiver : Malte, la Belgique et Andorre. Quant aux pays de l’Est, ils sont en chute libre, particulièrement la République tchèque et la Pologne. Rien d’anormal : qui a envie de se taper du chou aigre et de la mauvaise charcuterie ?

8 avril 2010 - Catherine Jazdzewski

chambre-barbie-aout-2010CHAMBRE BARBIE, PLAZZA ATHENEE - L’été prochain, certaines petites filles vont faire des envieuses, beaucoup d’envieuses… car elles, quand elles descendront au Plaza Athénée avec papa et maman, elles dormiront dans le lit de Barbie. Du 5 août au 5 septembre, l”hôtel aménage deux de ses chambres dans le style de la célèbre et culte poupée. Mobilier, accessoires… tout est à ses couleurs, et griffé, signé de sa main. Ne manquera que la garde-robe. Mais gageons que ces fashionistas en herbe sauront très bien faire de l’avenue Montaigne leur terrain de jeux. C’est en tout cas la première fois qu’un tel partenariat est fait en France et on est assuré qu’il séduira les grandes familles étrangères en villégiature d’été. Reste quand même à savoir où Ken dormira.

1 600 € la chambre Barbie, reliée à une chambre parentale Deluxe. 2 500 € connectée à une suite Deluxe. Réservations : 01 53 67 66 67.

1 avril 2010 - Catherine Jazdzewski

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hotel-secret-de-paris-chambrel-photo-christophe-bielsa-03-bdHÔTELLERIE, SANDRINE ALOUF, SECRET DE PARIS - Et hop ! encore un nouveau boutik hotel dans la capitale ! Situé sous la place Clichy, celui-ci lui rend hommage via ses monuments, s’inspirant de la tour Eiffel, du Moulin Rouge, de l’Opéra ou du musée d’Orsay pour créer chambre après chambre un design dû à Sandrine Alouf, qui a déjà signé One by the Five Hotel et Sublim Eiffel Hotel. Certaines sont très réussies, d’autres un peu moins, notamment, sous les toits, les chambres dites Ateliers d’Artiste. Mais, ce qu’on retient surtout, c’est la volonté du propriétaire des lieux, Christophe Mendjel, de mettre le paquet sur le confort. Comme au Ritz, la literie des 26 nids est signée Nidor, l’insonorisation est optimale, et la circulation de l’air, écologiquement organisée, garantit une réelle fraîcheur d’atmosphère. Conçu autant pour une clientèle business que privée, plutôt en court séjour, cet hôtel joue aussi la carte Love in Paris avec un système de lumières qui crée une ambiance zen ou charme plus ou moins tamisée, avec des baignoires hydromassage et des douches de pluie à partager à deux. Bref, on va tester.

Secret de Paris, 2, rue de Parme, 75009 Paris. Tél. : 01 53 16 33 33, de 215 à 310 € la chambre double.

18 mars 2010 - Catherine Jazdzewski

gb-logo_master_cmykGLOBAL BLUE - En 2009, 20 millions de Chinois ont voyagé à l’étranger. 90 % d’entre eux à Hongkong et Macao, et 600 000 seulement en France, mais avec des budgets shopping allant de 20 000 à 50 000 € par visiteur. Etant donné qu’ils seront plus de 100 millions à jouer les touristes d’ici 2020, il devient urgent pour le commerce de luxe parisien et de Côte d’Azur de déployer son charme afin de remplir ses carnets de commande. C’est dans cet objectif que Global Refund devient Global Blue. Le leader mondial de la détaxe se définit désormais comme un partenaire de croissance de l’industrie du luxe et développe de nouveaux services captifs de cette clientèle dépensière, tout comme celles venant du Brésil et d’Inde, autres marchés dits porteurs du shopping de luxe. Ces services vont de l’e-marketing (83 % des Chinois préparent leur séjour via Internet) à la formation des conseillers de vente afin de les rendre psychologiquement et linguistiquement béton en mandarin. Vu le snobisme ambiant des flagships modeux, c’est Global Blue qui enregistrera des bénéfices, et cela d’autant plus qu’à ce jour les zones d’achalandage préférées des Chinois sont les Grands Boulevards et les Champs-Elysées. Soit la culture commerciale du Sentier…

4 mars 2010 - Catherine Jazdzewski

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graphic-moodshot-classic-ice-bucket-patrick-jouinPATRICK JOUIN, MUMM - C’est au bar du Plazza - une création Patrick Jouin - que la maison Mumm et le designer actuellement célébré au Centre Pompidou, ont intronisé leur collaboration par un nouveau seau à champagne. Un objet simple et beau, si cohérent avec la marque qu’il semble familier dès le premier regard. L’émotion n’est pas due à la finalité de consommation, mais au jeu, à l’esquisse d’un ruban rouge qui prolonge, comme un lien, celui si symbolique de la cuvée culte, le Cordon Rouge. Inspiré par le cordon de la Légion d’honneur, apposé sur quelques bouteilles réservées aux meilleurs clients de la maison, ce ruban a fini par s’institutionnaliser et devenir la signature Mumm. Appelé Georges, initiale de G.H. Mumm, ce seau dont la réalisation est techniquement un défi, est la première pièce de toute une nouvelle ligne de service à champagne. Autant dire que nous ne connaîtrons pas l’abstinence, mais trinqueront à la santé de ce créateur plus fervent de l’émotion vraie, intacte que du design spectacle.

4 mars 2010 - Catherine Jazdzewski

menu-thzodore-rooseveltJEAN-LOUIS NOMICOS, LASSERRE, CUVEE R LALOU, MUMM - Quel étonnant dîner, puisque quelques revenants dont Margaret Thatcher et Théodore Roosevelt se bousculaient à la table dressée dans le cosy petit salon de Lasserre. Pour la deuxième année consécutive, la maison Mumm revisite quelques menus de légende pour sa sublimissime cuvée R de Lalou. Neuf chefs dont, en province, Paul Bocuse, Régis et Jacques Marcon, Jacques Chibois, Michel Sarran, Serge Vierra, Jean-Yves Ghého et Rachel Gesbert se sont prêtés au jeu de retravailler sept menus servis au palais de l’Elysée pour des repas de chefs d’Etat. A Paris, Alain Perouget (Laurent) et Jean-Louis Nomicos (Lasserre) ont relevé le défi. Ce dernier l’a fait dans le jus de l’époque. On peut ainsi déguster un foie gras à la Souvaroff - cuit en cocotte sur fond de céleri et truffé - comme la dame de fer, une noix de veau Orloff comme J.-F.K., et surtout un renversant Spoon au cherry brandy, sorbet au vin de Chypre comme Théodore Roosevelt en 1910. Ce sabayon est le final d’une mise sous hypnose des papilles brillamment orchestrée par cette cuvée de haute-gastronomie, faite comme un Clos, et ultra-équilibrée entre chardonnay et pinot noir. Que ceux que l’envie torture, se rassurent. Et réservent… Ces menus sont à la carte des neuf étoilés du 1 au 30 avril.

25 février 2010 - Catherine Jazdzewski

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entree_c2a9cbielsaLES JARDINS DE LA VILLA, ANNE-MARIE MORRONGIELLO, AD HOTELS - Ultra bien situé pour les non-Parisiens (5 min des Champs-Elysées, 20 min de Roissy-Charles-de-Gaulle), Les Jardins de la Villa sont le premier boutik hôtel français d’Anne-Marie Morrongiello, la propriétaire et Pdg du groupe AD Hotels. Soit, à Genève, l’Eastwest Hôtel et le Tiffany Hôtel. Désigné par Nicolas Adnet, du studio MHNA, cette adresse parisienne s’est donné pour esprit d’interpréter Paris et sa couture. D’où une façade graphiquement vêtue de dessins originaux d’Hippolyte Romain et, tel un jeu de piste, des touches qui évoquent un peu partout dans l’hôtel, Elsa Schiaparelli, Yves Saint Laurent et, surtout, Coco Chanel, qui accompagnera vos nuits et vos rêves, puisque chaque tête de lit est brodée de camélias stylisés. C’est totalement réussi. Ce qui aurait pu être tape-à-l’œil se révèle cosy et élégant, façon boudoir moderne. A noter aussi la qualité des travaux réalisés pour rénover cet ancien hôtel 2 étoiles. Ce qui devrait permettre aux 33 chambres de passer l’épreuve du temps avec une jolie patine.

Les Jardins de la Villa au 5, rue Belidor, 75017 Paris. www.jardinsdelavilla.com

18 février 2010 - Catherine Jazdzewski

chambre-suite-ile-aux-oiseaux-by-maison-martin-margiela-les-sources-de-caudalieLES SOUCES DE CAUDALIE, SMITH HAUT LAFITTE - Voici dix ans, on ne misait pas trop sur ce lieu perdu sur les terres du Château Smith Haut Lafitte. Reste que les Sources de Caudalie ont pris racine dans les vignes de Graves, et pas seulement à cause de leur filiation avec la marque cosmétique. Ce palace des champs a fait son nid, mais ambitionne d’être bien plus qu’une villégiature de charme. D’où la nomination du talentueux Nicolas Masse (ex-le Grand Hôtel de Saint-Jean-de-Luz) aux cuisines, et le lifting de l’Ile aux Oiseaux par la Maison Martin Margiela, faisant de ces deux cabanes plantées au milieu l’étang, des barques totalement surréalistes. On y retrouve tous les codes de la maison, le blanc, le trompe-l’œil, la récup, lesquels, dans ce no man’s land peuplé d’oiseaux vous entraîne dans un trip ecstasy-like. Cette expérience reflète aussi la volonté affirmée et revendiquée de cette griffe de mode de se développer dans le design. Un virage que prennent d’autres couturiers, pour ainsi monter commercialement en puissance leurs dérivés déco et arts de la table.

Les Sources de Caudalie, chemin de Smith Haut Lafitte, 33650 Bordeaux-Martillac. www.sources-caudalie.com

18 février 2010 - Catherine Jazdzewski

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