L’adieu à la surexposition de l’intime

eric valz

Ce mercredi 1er septembre, le petit monde de la presse déco et art de vivre se pressait au Gaya  à l’occasion de la présentation des dernières réalisations de Christian Ghion pour la Coutellerie Nontronnaise. Et de disserter autour d’une dorade royale au naturel, tranche fine de bonite, accompagnée d’une succulente marmelade d’aubergine recouverte de cornes d’abondance (des trompettes de la mort sous vocabulaire Pierre Gagnaire) et d’une crème glacée de courgette à la menthe fraîche. Pas de quoi, en somme, utiliser les fameux couteaux de Nontron qui ne seront disponibles que dans… huit mois à la vente (on attend bien trois ans une Ferrari !). On était ici en cuisine, plus particulièrement à l’office puisque ce sont précisément les couteaux d’office que relance Thierry Moysset, gérant de la coutellerie sous le crayon de Ghion. Dessins au service d’un dessein à la gloire de l’acier français et destiné à bannir hors du couvert ces couteaux à dents qui ne respectent pas la nourriture, ici céleste, et déchirent les chairs.  A partir de ce jeudi, donc, nos gazelles déco délaissent les talons hauts pour se chausser sport et arpenter le salon Maison & Objet. Un salon comme d’habitude

basics-christian-ghion-02introduit en grande pompe par le cahier d’ « Inspirations ». Un 17e numéro baptisé Intime que « CB News » ne reniera pas vu la couleur éditoriale de notre dernier « Spécial Luxe », l’hiver dernier, sur « l’attrait du sacré ». Il n’est ici question  que de retraite, de refuge, « d’espaces à soi pour retrouver la quiétude face à la surexposition de l’intime », résume Etienne Cochet, le Dg de Maison & Objet, après avoir fait plancher trois « tendanceurs » de son Observatoire. Ce sont les « Microcosmes », soit les nouveaux intérieurs d’un intérieur, relevés par François Bernard. Le vrai luxe de la discrétion, en somme, face aux réseaux sociaux.  Intimité sensorielle, nouveaux isoloirs pour se poser, penser et s’élever. La revendication de l’espace privé se retrouve ainsi dans la proposition d’Elisabeth Leriche sous  mention « Archaïc Shelter ». Là où l’on « réactive les traces fossiles d’un passé premier » car l’intimité est protectrice. Et si, à la manière de Vincent Grégoire (je laisse chez moi « les hackers du design rebelle faire voler en éclat le style », je garde mon ring perso pour moi et referme la porte. Déjà en quittant facebook, ai-je tranché avec mon vieux Nontron. L’Observatoire luxe de « CB News », ça demande du temps, du recul, de la réflexion. Pas de la « branchitude planétaire ».

Archives

coup-de-poingL’AIR DU TEMPS BY STARCK, NINA RICCI - Lancé en octobre prochain, L’Air du temps revisité par Philippe Starck ne laissera personne indifférent, suscitant aussi bien l’appropriation immédiate que la détestation, voire l’indignation. Car c’est bien évidemment du flacon « Deux colombes », imaginé en 1951 par Robert Ricci et réalisé par Marc Lalique en 1951 que le designer polymorphe a puisé son inspiration. De cette icône, élue flacon du siècle en 1999 (visible en cliquant sur la vignette), il n’a gardé que la trace palpable, saisissable et saisissante des deux colombes de la paix. Une essence sans flacon, « iconographiée » dans son envol olfactif. A saisir comme un biface préhistorique (© Valérie Simon en vignette), ce parfum « éternel » devient outil, voire arme coup-de-poing de séduction massive. A offrir à sa Néanderthalienne préférée (Maman ?) pour un sacré coup de jeune où l’on perdra la signification primale du symbole par trop d’évanescence. Normal, l’époque est agitée.

Edition limitée collector, vapo 45 ml. Prix conseillé : 69 €.

Eric Valz

bebeclairs-framboiseBEBECLAIR, CHRISTOPHE ADAM, FAUCHON - En son jardin d’Eden, le bel Adam dévoile son format 6 cm. Pleurez pas les gourmandes. En bouche, c’est même plus intense. En un éclair, ça te balance la pistache, l’amande, le caramel, la framboise (en vignette), le chocolat, le café, le citron. Dans le vrai temple de la Madeleine, donc, Christophe Adam officie et livre, en guise d’hostie, une nouvelle munition pour cultiver notre mieux-être : le bébéclair. Soit 6 cm ou un 1/3 d’un éclair au même diamètre, serti d’une coque en chocolat top frais, plus solide, enfermant une crème onctueuse - entre ganache et crème, plus exactement. Comme un travail de huit mois très technique sur la cuisson de la pâte à choux.

Cerise sur le gâteau on ne peut discerner sur ce gros investissement d’où est garni l’éclair. A cette nouvelle manière de le fabriquer, s’adjoint une façon inédite de le vendre puisque le Bébéclair, d’une durée de vie de deux jours (contre un jour pour son grand frère) n’est touché qu’à la vente. Facile à voyager, plus costaud qu’un éclair, le Bébéclair est aussi plus simple à déguster, plus « lunch », aime à dire Christophe Adam, dit Chris L’Eclair, nouveau super-héro du luxe, qui avait déjà renvoyé Guy L’Eclair à ses vieux fanzines face à son « Fauchon », sorti à la fin de l’an dernier chez Minerva.

Le Bébéclair devrait très vite s’enrichir de déclinaisons pour devenir une véritable alternative au macaron. Quant à l’imprimé sur la coque en chocolat, contenant délivrant l’identité du contenu, il n’est que robe ou prépuce seyant, tous les produits ayant été testés en aveugle. Nouvelle gestuelle, nouvelles saveurs… Petite pipe, on titre. A découvrir le rose aux joues les 9, 10 et 11 septembre, lors du long week-end éclairs Fauchon. Prix du péché : 2, 50 €.

Eric Valz

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3-instrument-br01-92-compas-detailINSTRUMENT BR 01 COMPASS, BELL & ROSS - Pour garder le cap dans l’actu foisonnante de la rentrée, le compas s’impose. Quoi de mieux pour naviguer de rendez-vous en présentations que la Compass de Bell & Ross, dite Instrument BR 01-92 Compass (en entier, en cliquant sur la vignette). Soit une édition limitée à 500 ex. qui revisite, comme la BR 01 Radar, les instruments de bord. La Compass ne donne pas le Nord mais l’heure de manière inédite (de haut en bas) au moyen de deux disques concentriques, indépendants, indéformables et ultralégers. Mouvement automatique ETA 2892, boîtier 46 mm, acier, finition noire type PVD. Couronne vissée, etc. Etanche à 100 mètres. Impossible donc de faire le 10 h 10 en pub, puisque les minutes sont toujours à l’aplomb des heures. Au fait quand il est midi, la Compass indique 12 h 60. Histoire de garder une heure d’avance sur la concurrence ?

Prix conseillé : 3 900 €.

Eric Valz

BLEU, INGRID SCHRAM, MARTIN SCORSESE, CHANEL - Bleu de Chanel est visible sur YouTube depuis le 5 août. Chanel en France nous assurait son lancement sur Facebook jeudi dernier, puis ce lundi avant le grand Journal, sur Canal+. A moins que les journalistes couvrant le secteur du luxe soient en totale fracture numérique, l’effet d’annonce de ce une minute était pour le moins totalement éventé. Ce qui ne retire rien à la réalisation comme au découpage de Martin Scorsese, à 100 km/h type Casino en bleu sur le « She said yeah » des Stones. Plus que la belle gueule de Gaspard Ulliel, on retiendra celle de la blonde Ingrid Schram, objet de toute la réminiscence du comédien. Et comme l’immense Scorsese est aussi un historien comac du 7e art, on soulignera les références évidentes car gestuelles au « Blow Up » d’Antonioni (le photographe à genoux sur le modèle) comme à Lynch (le combat mémoriel entre la brune et la blonde est digne d’un « Lost Highway » ou d’un « Mulholland Drive »). La signature « Be unexpected » prend tout son sens avec l’effondrement des paravents de verre sur l’intérieur, soit sur ma propre imprévisibilité : ma liberté. J’achète tout de go car, avant de fleurer bon, ça m’interpelle et ça sent beau. Comme la fragrance est belle.

Eric Valz

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nina_elixir_pub_sd_dpNINA L’ELIXIR, OLIVIER CRESP, PETER COPPING, FLORRIE, NEZ, RUVEN AFNADOR, NINA RICCI - La star Olivier Cresp, chez Firmenich, créateur entre autres fleurs d’Angel, étoffe son gourmand Nina pour jeune fille en une « pointe d’orientalisme ambré ». L’eau de parfum Nina L’Elixir, évocation par le flacon très couture du mythique « Fille d’Eve », gagne ainsi en sensualité tout en conservant l’imagerie chic de la maison, à l’image du spot de pub réalisé par Nez. Un 30 s propice à l’internationalisation de la jeune artiste anglaise Florrie, nouvelle ambassadrice de la fragrance pour laquelle le réalisateur a décliné un format clip. Habillée de pied en cape par le DA mode de Nina Ricci, Peter Copping, la belle épice sa tenue évanescente d’un collant maille fantaisie et reprend le fameux tube de Blondie, « Sunday Girl ». Un conte musical aussi rose que la flamboyante flamingo-pink Cadillac de Sugar Ray Robinson en 1950. Une bluette rose et punchie, donc. A noter que le lancement du jus a démarré en douceur par un miniconcert de la croquante Florrie, fin juillet, sur Facebook. Encore visible sur le Net (Florrie for Nina L’Elixir - Part 1/Part 2 sur YouTube). Le print est signé Ruven Afanador.

Eau de Parfum vaporisateur 30, 50, 80 ml. Prix conseillés : de 40 € à 90 €.

Eric Valz

room_mondrian_newyorkHÔTEL MONDRIAN, BENJAMIN NORIEGA ORTIZ, MORGAN, MANHATTAN - Troisième du nom après L.A. et Miami, siglé Morgan, signé Benjamin Noriega Ortiz, ce nouvel hôtel Mondrian ne dégage pas le mood new-yorkais auquel on est tellement habitué dans Manhattan, surtout à Soho. Il tape pourtant dans le mille, illustrant la capacité d’une ville à se renouveler, à se projeter dans son futur sans oublier son passé. Sur 26 étages, les 270 chambres et suites ont l’esprit Christian Bérard versus « La Belle et la Bête », Jean Cocteau. Un onirisme de lignes et de tons cher à Ian Schrager, fondateur du groupe, pour lequel un hôtel est un théâtre de songes, un lieu fait pour rêver les yeux ouverts, s’émerveiller et, ici, s’éveiller dans le luxe qui a été celui du Hollywood Quarante, celui de Vincente Minelli, notamment. Que N.Y. s’approprie pour une way of live moins coincée, plus ouverte, cherchant ainsi à libérer d’une histoire sclérosante.

morganhotelgroup.com

Catherine Jazdzewski

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11_megan_fox_giorgio_armani-1MEGAN FOX, CRAIG MCDEAN, FABIEN BARON, LINDA CANTELLO, ARMANI - Si Giorgio Armani est célèbre pour sa mode élégante, ses boutiques style de vie et ses parfums à succès, une très jolie et très pointue ligne de maquillage porte également son nom. Dessinée par Fabien Baron, la gamme de maquillage est aujourd’hui sous la direction artistique de Linda Cantello. La marque vient de signer avec l’actrice Megan Fox pour représenter la ligne. Photographiée par Craig McDean, la campagne avec le visage de Megan Fox sera visible à partir de novembre 2010. Jeune actrice ayant débuté avec « Vacances sous les tropiques », elle a acquis sa notoriété publique avec « Transformers » et est déjà présente chez Armani pour les jeans et la lingerie.

Antigone Schilling

four_seasons_hotel_hangzhou_at_west_lake-1HANGZHOU, FOUR SEASONS, ZHEJIANG - Hangzhou, ça vous dit quelque chose ? Non, dommage… capitale économique mais aussi historique du Zhejiang - elle était pour Marco Polo la plus belle ville du monde -, cette cité médiévale se dote d’un Four Seasons qui ne manquerait pas de séduire le commerçant vénitien, puisque ce palace renoue avec les fastes impériaux, se sacrant villégiature des nouveaux barons locaux et internationaux du business. Sur les rives du West Lake, ce resort de luxe s’inspire, dans un parc paysager et fleuri en toute saison de 3,6 hectares, de l’architecture traditionnelle des pavillons. Ses 81 chambres, dont 7 suites plus 7 villas résidentielles, sont toutes faites de bois précieux et de soies délicates. Un luxe opulent et raffiné qui se prolonge, bien sûr, dans les plaisirs du palais, avec une carte cantonaise et shanghaienne déclinée presque à l’infini. A savoir : c’est près de là que se situent les fermes d’élevage de ce nouveau caviar que l’on dit proche du beluga, au point de le remplacer bientôt sur les tables internationales.

Catherine Jazdzewski

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boxster-spyder-2PORSCHE BOXSTER SPYDER - Histoire de rendre la ponctuation plus nerveuse dans les colonnes du prochain « CB News Spécial Auto » consacré au retour de la passion automobile, le 27 septembre prochain, nous avons essayé le Porsche Boxster Spyder, réminiscence XXIe siècle du mythique 550 Spyder. Moteur central, châssis surbaissé, chasse aux kilos avec équipement réduit à l’essentiel (radio en option) dont une capote manuelle (très simple d’utilisation) et des sangles de portières rouges du plus bel effet. Résultat : une cure d’amaigrissement de 80 kg pour un poids raisonné de 1 275 kg qui, aligné sur les 320 ch du six cylindres à plat, vous offre un rapport poids/puissance de moins de 4 kg/ch. Au volant, ben… c’est inavouable sur route ouverte, sauf en sous-régime à 110 km/h où la prise directe avec la route et l’aspect très kart de l’engin assurent par son comportement irréprochable un confort réel, soit un peu spartiate, qui permet tout de même de s’offrir une cigarette. Oubliées les limitations de vitesse, on écrase la clope dans le cendrier livré en série, on rétrograde et on décolle, recherchant dans sa mémoire les lacets d’Ile-de-France où ce joujou absolu finira tout de même par vous inciter à plus de retenue. Le rappel à l’ordre se traduit par un très méchant et violent coup de raquette en sortie de virage, gaz trop tôt remis. Là, sans doute, où le différentiel arrière à glissement limité ne peut empêcher l’intervention du système PSM. Quarante exemplaires de ce roadster seront disponibles en France au prix très attractif de 64 741 €. Pour tout oublier et devenir Spyder-Man (en cliquant sur la vignette), c’est pas cher.

Eric Valz

cinematheque« BRUNE, BLONDE », ALAIN BERGALA, CINEMATHEQUE FRANCAISE - La question est vieille comme le monde ou presque… Elle turlupine en tout cas depuis des lustres les publicitaires à l’heure de concevoir des spots où l’éternel féminin brille dans le décor. Alors, plutôt blonde ou brune ? À la rentrée, la question majeure fera l’objet d’une exposition mitonnée par la très peu frivole Cinémathèque française avec, dans le rôle du commissaire, Alain Bergala, plus connu pour ses travaux sur Jean-Luc Godard. « Comment le cinéma, à l’instar de la peinture, de la sculpture ou de la photographie, s’est amusé à représenter les brunes et les blondes dans des scénarios où se mêlent le désir, le fétichisme et la rivalité mimétique ? » Alors plutôt Marilyn Monroe ou plutôt Claudia Cardinale ? Et, au fait, pourquoi choisir ? (Cinémathèque française. Du 6 octobre au 16 janvier 2011.)

Thomas Murat

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visu-sine« MOURIR, PLUTÔT CREVER ! » SINE, STEPHANE MERCURIO - Alors que son plus fidèle ennemi, Philippe Val, ne rame pas sur un long fleuve tranquille à la direction de France Inter, Siné, l’infatigable, signe son énième come-back en cette rentrée, cette fois dans les salles de cinéma. Sous le titre évocateur « Mourir ? Plutôt crever ! » sortira en effet, sur les écrans le 13 octobre, un documentaire consacré à l’agitateur incorrect avec les témoignages, entre autres, de Guy Bedos, Isabelle Alonso et Benoît Delépine. Auteur du docu : Stéphane Mercurio, qui n’est autre que… la fille de Siné. Comme quoi, l’agitation est aussi une histoire de famille.

Thomas Murat

col-lettoCOL-LETTO, NUSA JELENEC, LAGO - Est-ce un effort pour contrer la crise qui souvent, grève aussi la natalité ? Lago, le design italien qui a toujours eu la tête au carré, se met au souple, au doux, au rembourré qui s’effeuille ou s’épluche d’un coup de velcro. Sorte de nid à sommier, son Col-Letto (© Lagostudio) dessiné par Nuša Jelenec est un lit à col roulé particulièrement accueillant qui, outre l’avantage d’éviter de se bugner les tibias contre des angles acérés, offre une invitation à se lover dans le giron d’un beau panier, incite à se réfugier à deux de préférence, dans une tanière molletonnée. De quoi stimuler les envies de nidifier, pour 2 550 € environ.

Anne Melcer

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originedumonde3L’ORIGINE DU MONDE, MAYBE !, STUDIO ITALO ROTA - Son nom annonce la couleur - vive -, mais la vue de ses formes anatomiques, de son fond utérin et de ses sous-entendus criants remue quand même étrangement les méninges pour un fauteuil ! L’Origine du Monde Maybe !, assise matricielle de l’Italien Rota n’a rien d’exhibitionniste mais un truc impudique, sexué et très accueillant, un physique de nid en puissance, activé par sa table lampe priapique qui, au fond, n’est là que pour éclairer sa voluptueuse et accueillante beauté (© studio Italo Rota).

Anne Melcer

fourthplinth_locke2FOUTH PLINTH, TRAFALGAR SQUARE, LONDRES - Depuis quatre ans, le Fourth Plinth, l’un des promontoires de Trafalgar Square est le lieu de propositions artistiques assez débridées, qui présentent bien autre chose que des victoires en bronze casquées. L’histoire, pourtant, voulait qu’une sculpture équestre y soit installée selon les plans de 1841 de Sir Charles Berry. Mais la devise faisant défaut, le promontoire ne devint monté que 150 ans plus tard, lorsque trois sculptures contemporaines y furent tour à tour installées, ce petit manège intéressant grandement les Londoniens qui incitèrent les autorités décisionnaires à poursuivre l’expérimentation. Voilà donc que Fourth Plinth remet ses atouts en jeu et que six candidats sont en lisse pour y percher leur œuvre durant les jeux Olympiques et para-Olympiques de 2012.

Sera-ce Allora et Calzadilla avec leur Non titled, un orgue-guichet automatique dont la musique résonnera sur toute la place ?

Ou alors Elmgreen et Dragset, dont la Powerless Structures interroge le vrai héroïsme depuis son cheval à bascule (en cliquant sur la vignette) ?

Peut-être les Londoniens lui préféreront-ils le coq de Katharina Fritsch, dont le bleu marin quasi Klein titille le mâle Grand-Breton…

Il y a aussi Battenberg de Brian Griffiths, sponge cake (gâteau de Savoie) géant en briques ? A moins que ne l’emporte le syncrétisme de l’équestre Sikandar de Hew Locke, revisitation de la statue de Sir George White (en vignette) ?

Ou le It’s Never Too Late And You Can’t Go Back, étrange montagne à deux visages de Marie le Neudecker ?

Le nid tant convoité sera attribué après que le public et la commission de Fourth Plinth auront voté.

Fourth Plinth 2010 shortlist exhibition, jusqu’au 31 octobre. The Foyer, St-Martin-in-the-Fields, Trafalgar square, Londres. www.london.gov.uk/fourthplinth/content/events)

Anne Melcer

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hermes-les-echosRESULTATS DU PREMIER SEMESTRE 2010, HERMES, LES ECHOS - Comme on n’est jamais mieux servi que par soi-même, Hermès prenait, ce mardi 31 août, un 3/5e de page dans « Les Echos » pour publier ses résultats exceptionnels du premier semestre 2010. Un « Conte » sur ses comptes qu’elle « Raconte » en toute transparence, invitant même le lecteur à consulter ses comptes consolidés semestriels sur www.hermes-international.com. En matière de com financière, Hermès affiche là aussi son savoir-faire, refusant d’extrapoler le taux de croissance du premier semestre sur la seconde partie de l’année (base de comparaison plus élevée). Du cousu-main.

Eric Valz

joconde1185x1750ISABELLE CAPRON, VERONIQUE GAUTIER, ARIEL GENTZBOURGER - En planète luxe, les femmes tiennent la cote et la porte. Ainsi Véronique Gautier, nouvelle Dg internationale de Giorgio Armani Parfums chez L’Oréal ; Ariel Gentzbourger, promue senior vice-présidente Europe de Shiseido en charge du travel retail monde ; ou encore Isabelle Capron, la Dg de Fauchon, qui essaime sa marque en franchises dans tout l’Hexagone, forte d’un bilan enfin à l’équilibre et dont profiteront en premier les visiteurs de Maison & Objet. Et accroche, donc, sous les cimaises de Villepinte avec le groupe Horeto, son produit phare : L’Eclair Joconde.  Un visu corporate né, comme d’habitude , sous la direction artistique de Jean-Pierre Busson et qu’on intitulera “Renaissance gourmande” (le visuel complet en cliquant sur la vignette). En attendant le lancement très ambitieux des Bébéclairs, la semaine prochaine (cf. plus haut). Toutes des jocondes ?

Eric Valz

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felipe_oliveira_baptista_presse_FELIPE OLIVEIRA BAPTISTA, LACOSTE - Son DA s’étant envolé au PAP d’Hermès, Lacoste s’offre un nouveau mousquetaire de 35 ans, déjà crocodile en univers de la mode… féminine : Felipe Oliveira Baptista. Inconnu du grand public, ce diplômé de la Kingston University Fashion Design a travaillé, de 1997 à 2001, comme designer pour Maxmara, Cerruti et… Christophe Lemaire qu’il remplace aujourd’hui avant de gagner en 2002 le Grand Prix du Festival des jeunes créateurs de Hyères. Soutenu par l’Andam, il devient très vite chouchou des rédactrices de mode et s’offre son premier défilé lors de la semaine haute-couture 2005. Pour Antigone Schilling, notre spécialiste fashion, « Lacoste mise sur un vrai créateur. Felipe privilégie dans son travail la création au style. Il va tirer la marque plus vers cet univers que sur le produit. »

Eric Valz

2-maria-callas-2VESTIAIRE DE DIVAS, MARCEL ESCOFFIER, ANTHONY POWEL, MAURIZIO GALANTE, FRANCK SORBIER, CENTRE NATIONAL DU COSTUME DE SCENE, MOULINS - Diva, déesse, le terme habille ces cantatrices qui font rêver les amateurs de belles voix et d’opéras. Les prestations sur scène s’accompagnent de tenues, de costumes que l’exposition Vestiaire de divas met en scène. Si à l’origine le terme qualifie les cantatrices, l’usage s’est étendu, englobant de fortes personnalités de la scène, ainsi Sarah Bernhardt (la Divine). Maria Callas est très présente aussi bien pour sa « Médée » de Pasolini qu’avec ses costumes de « Norma » (en vignette, costume de Marcel Escoffier, Opéra Garnier, 1964 © CNCS/Pascal François), « Tosca »… Teresa Bergenza, Kiri Te Kanawa, Renée Fleming (en cliquant sur la vignette, costumes d’Anthony Powel pour le « Capriccio » de Strauss, Opéra Garnier, 2004. Répertoire Opéra national de Paris © CNCS/Pascal François) sont aussi au répertoire. Du passé mais aussi du présent avec les créations de Franck Sorbier pour « La Traviata » ou Maurizio Galante pour June Anderson (qui avait porté ses vêtements lors de son défilé-performance de haute couture en janvier). Tenues de scène et costumes font revivre le répertoire dans une exposition où la mode rejoint l’émotion de la musique. Jusqu’au 31 décembre. Centre national du costume de scène, à Moulins.

Antigone Schilling

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press-photo-ligne-8LIGNE 8, S.T. DUPONT - Face à l’icône L2, soit le L1 redessiné en son temps au nombre d’or, rappelons-le, par Jean Dinh Van, S.T. Dupont dévoile le L8. Epuré et allégé, il affiche 75 g dans votre poche, soit environ 30 % de moins qu’un L2. Comme d’habitude assemblé, laqué et polis à la main, il s’appréhende sous quatre robes de laque. A noter sous le chapeau, la pointe de diamant qui recouvre la glissière chromée et signe instantanément l’objet. Autres temps autres mœurs, la marque s’affiche aujourd’hui délibérément sur le flanc de l’objet quand, hier, elle se limitait au cul. Un toc ostentatoire dans le milieu, qui vient brouiller le credo d’achat luxe refuge. Sauf si l’on considère que l’allégement de la bestiole a eu raison du « cling » iconique de la maison, quand on referme le capot, pardon le chapeau. Bon, tant qu’il y aura des cigarettes, reste un achat transgressif, lumineux et léger. Light, light, on vous dit.

Prix conseillé : 190 €. La collection complète en cliquant sur la vignette.

Eric Valz

visu-darelGERARD DAREL, FESTIVAL DU FILM AMERICAIN DE DEAUVILLE - Gérard Darel ne jure que par lui, le cinéma. Non contente d’avoir enrôlé la comédienne Robin Wright comme égérie, la marque profite du Festival du film américain de Deauville (du 3 au 12 septembre) pour faire la promotion de sa collection automne hiver 2011. Notamment le pull en laine torsadé, conçu selon le modèle que portait une certaine Marilyn Monroe dans « Le Milliardaire » de George Cukor, en 1960. Sur son site Internet, la maison Darel organise un jeu-concours permettant aux heureux lauréats d’assister au festival. Quant à la très belle campagne publicitaire accompagnant la nouvelle collection, elle est signée Peter Lindbergh et a été réalisée… sur la plage de Deauville.

Thomas Murat

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4alechPIERRE ALECHINSKY, MUSEE GRANET, AIX-EN-PROVENCE - Magnifique rétrospective Alechinsky à Aix-en-Provence avec 170 œuvres essentiellement dessins et peintures, mais aussi des céramiques. Les œuvres ont été réalisées par l’artiste dans ses différentes villégiatures du sud de la France. Pierre Alechinsky, membre de Cobra (Copenhague, Bruxelles, Amsterdam) a aussi choisi de montrer ses premières sources d’inspiration : des racines de bambou ramassées en 1952 ; ce qui faisait dire à Hélène Cixoux : « Alechinsky entre en art par la racine ». Le Sud apporte aux hommes du Nord une approche des couleurs différente et la lumière ! L’œuvre d’Alechinsky se joue de volutes, de traits de calligraphie qui entourent des toiles très colorées, à mi-chemin entre figuration onirique et abstraction. Se découvrent dans son œuvre des souvenirs de volcans, coiffes de Gilles de Binche, découpes d’écorces d’orange, labyrinthes… Parmi les curiosités : des impromptus réalisés au trait d’encre sur des actes et papiers administratifs des XVIIIe et XIXe siècles chinés aux puces d’Aix. Sans oublier ses céramiques en livres, « infeuilletables ». Exposition prolongée jusqu’au 1er novembre. Musée Granet, Aix-en-Provence.

En vignette, «  La Mer noire », 1988-1990, acrylique, 146 x 186 cm © ADAGP. En cliquant sur la vignette : « Portée circulaire », 1990-1997, acrylique sur toile, 247 x 191 cm © ADAGP.

Antigone Schilling