Nouveaux liens

eric valz

De l’autre côté du miroir, Jean Cocteau s’amusera de votre ballade bucolique dans le jardin de sa maison de Milly-la-Forêt. Remarquerez-vous dans le décor, conçu à l’époque par Madeleine Castaing, que le tissu mural panthère, qui tapisse le bureau, a été posé à l’envers ? C’est une belle fantaisie fifties qui accueille le public à la grâce du futur propriétaire du Monde, Pierre Bergé, légataire du droit moral sur l’ensemble de l’œuvre de Jean Cocteau. Une initiative soutenue par le feulement Cartier, mécène des lieux, en une relecture élégante des rencontres et collaboration de jadis entre le joaillier et le poète. Cocteau (en vignette, © Keystone) avait-il adopté la bague Trinity la Belle, qu’il portait en double au petit doigt, que Cartier en conçoit aujourd’hui une version six anneaux frappée d’une étoile de diamant - une étoile qui fait sens -, écho joaillier littéral de la signature du poète (en cliquant sur la vignette, © Cartier 2010).

k012321_a4Pour la première fois, encore, Cartier noue deux de ses mythes en Trinity sauvage, soit l’alliance de la Trinity (née en 1924) et de la panthère avec un des anneaux d’or jaune tacheté d’éclats de laque noire, en référence au décor du bureau suscité. On se souviendra que les larmes sur le visage de Belle (Josette Day) étaient des diamants Cartier ou que l’épée d’immortel de Cocteau, dessinée par lui-même, fut réalisée dans les ateliers du joaillier. « Mais qu’avez-vous, la Bête  » à susciter ainsi « le Sang du poète », générant par la poésie de nouveaux liens ? ça remplit mon cœur d’observateur du luxe à l’hélium, le voici qui tic-tac, léger et gai, comme une montre Ballon bleu. Parfait pour tirer sa révérence et décoller vers d’autres lieux. « Culture Zap » prend l’air jusqu’à la rentrée scolaire, le 2 septembre. Et vous souhaite d’en faire autant. Love.

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eilean104phrastrelliEILEAN, PREMIO ITALIA 2010 PER LA VELA, OFFICINE PANERAI - Après Amorita, Bonafide et Lulworth, Eilean remporte le prix de la meilleure restauration de bateaux d’époque, le « Premio Italia per la Vela » 2010. Et sublime, de fait, dans son sillage, le « CB News » Spécial Luxe 2009, qui lui a consacré deux pages l’hiver dernier. Ce ketch bermudien de 1937, racheté en 2007 et restauré au millimètre près par Officine Paneraï, est l’objet sacré de la maison horlogère. Il vient nourrir le mythe créé pièce par pièce par Angelo Bonati, son CEO. Et il n’a pas fini de nous étonner. Eilean, « Petite Ile », est un hauturier. Et naviguer en pleine mer, c’est dessiner ses propres rivages…

Eric Valz

cover1VILLA TEO, JEAN-BAPTISTE PONTECORVO, RAYMOND GUIDOT, EDITIONS DE L’HUMANY-TERRE - C’est un conte, une dérive sur la ligne cellulaire, celle de l’infiniment petit créatif qui se dessine sous la conversation entre le designer Jean-Baptiste Pontecorvo et l’historien du design Raymond Guidot. A suivre, page après page, une construction humaniste, traduite en livre d’images 3D qui formalise la Villa TEO et quelques objets culturels (en cliquant sur la couverture : le living dunes). Un ouvrage régénérateur, pas cher (32 €), écologique et durable sur la « modernité domestique triomphante », traduit Gilles de Bure. Un reflet des connaissances qui n’aboutit pas à la possibilité d’une île mais à une prospection calme et amusée sur le mieux-être, message déjà diffusé par le sous-titre de l’ouvrage, en forme de manifeste : « Temps, espace & oxygène » (TEO donc). Et si la Villa Teo, comme le souligne encore Gilles de Bure, était la vision projetée dans le futur de la villa Arpel, si chère à « Mon Oncle », de Jacques Tati ?

Anne Melcer

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pellerin1STORM, PAOLO PELLEGRIN, FASHION MAGAZINE - Il y a davantage qu’une tension d’avant l’orage dans les images de Paolo Pellegrin : il réside comme une poisse, une atmosphère plombée où rien ni personne ne respire. Un monde clôt teinté d’une sorte de désolation intérieure, projection du futur selon le photographe de Magnum (photojournaliste, double prix World Press) sollicité par le « Fashion magazine » de l’année. Au sein d’un même recueil, intitulé « Storm », les interprétations hétéroclites du futur, selon Pellegrin, séquencent paysages (en vignette), urbanités, mode, scènes et personnalités. Tantôt couleurs, tantôt noir et blanc, les photos semblent parfois conçues par des auteurs différents. Dans cet univers oppressant, où l’on côtoie Vivienne Westwood ou Alejandro Jodorowsky, les étendues sont sans horizon, les visages fermés et la mode, inutile. Les photos de marques sont mortes, éteintes malgré leur hypercontraste (en cliquant sur la vignette). De l’ensemble, une série se détache : cette suite de plans serrés sur des visages d’asiatiques, photos de l’ombre, images presque voilées par un grain photographique si intense que l’on croirait un crayonné. L’impression sur un papier bible rend plus fascinante encore la magnificence des noirs et la lumière des peaux qui perce à peine.

« Fashion Magazine » n° 5, « Storm » de Paolo Pellegrin. Edité par Magnum Photos.

8 000 exemplaires, disponibles en septembre (librairies spécialisées, musées et concept-stores). 25 €.

Anne Melcer

sac-collection-polo-stdupontPOLO, S.T. DUPONT - Le maître orfèvre, laqueur et malletier depuis 1872, S.T. Dupont, n’allait pas laisser La Martina occuper seule le terrain du polo. Le voici donc qui lance une édition spéciale, à destination de cet univers élitiste, sous les couleurs de la France (le bleu) agrémenté de bandes rouges symbolisant la laque et d’un écusson revisité agrémenté de deux maillets. Sans omettre la présence du numéro sacré en polo et sur polo (90 €) du numéro 3 qui désigne non pas la sainte trinité mais le leader tactique de l’équipe. Sac de sport tradi en coton blanc et cuir bleu marine à 390 €. L’occasion aussi de décliner cet univers sur le « bille » Défi ou le briquet MaxiJet, idéal pour allumer son cigare sans tirer dessus.

Eric Valz

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image-montre-def1MONTRE RAID, S.T. DUPONT - Maître aussi du feu, S.T.  Dupont s’attaque au territoire favori de Bell & Ross en célébrant le 25e anniversaire du RAID (Recherche, Assistance, Intervention, Dissuasion) ! Et édite une montre à 500 ex. : la RAID. Gros boîtier 44 mm, couronne comme on l’imagine chez S.T. Dupont, pointe de diamant, mouvement ETA 2893-2. Et signature officielle de l’unité d’élite de la Police nationale, aussi furtive que son personnel (visible en cliquant sur la montre), puisqu’elle ne peut être discernée que lors de la lecture de l’heure. Une lecture facilitée, comme il se doit, par un pigment photo luminescent de restitution lumineuse et par deux chiffres surdimensionnés, le 9 et le 3, créant ainsi la montre… du neuf-trois ! Raide pour une montre à 3 890 € ! Quel rapport avec le RAID, basé dans le neuf-un, à Bièvres ? Son territoire favori d’intervention ? Chez S.T. Dupont, Prométhée du luxe, le marketing n’a pas suivi le « servir sans faillir » (devise du Raid gravée sur le fond de boîte vissé). Mais son frère titan Epiméthée, littéralement « celui qui réfléchit après ». Sauf, bien-sûr, si on destine surtout la RAID à l’international.

Eric Valz

rn-pour-rmRM 027, RAFAEL NADAL, WIMBLEDON, RICHARD MILLE - La plume RM 027 (moins de 20 grammes) vient de remporter Wimbledon au poignet de Rafael Nadal. Le tourbillon porte-bonheur du n° 1 mondial, maintes fois traité dans nos colonnes (en hebdo et en « Culture Zap » pour Roland-Garros), se prépare déjà pour l’US Open, en août. Juste pour le plaisir des yeux de voir une montre sur un court de tennis, en cliquant sur la vignette (© Ella Ling for Richard Mille).

Eric Valz

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bottle_hakushu_12HAKUSHU 12 ANS, SUNTORY - Chez les Frenchies, premiers consommateurs européens de whisky (142 millions de litres, soit plus ou moins 200 millions de bouteilles) le marché très mature continue sa croissance grâce au premium (14,5 millions de litres). Parmi eux, dirait Edith Cresson, une fourmi : le whisky japonais Suntory, sacré depuis Londres en février 2010 « Best distiller of the Year ». Qu’il soit single malt Yamazaki ou Hakushu, Blend Hibiki, Suntory croule sous les médailles, lui qui ne cherche pas, comme les whisky écossais, à éclaircir à tout prix sa robe. C’est aussi que sa signature complexe et onctueuse en bouche par le gras supporte bien la torture on the rocks. Pour l’été, délaissez un instant le rosé dont les prix s’envolent comme la conso pour l’Hakushu, qui défie les sens par sa fraîcheur étonnante et unique. Soit un nez vert et fruité, une bouche biscuit beurré (le gras) et poire, nous précise-t-on « sucrée », avec une finale sèche et fumée (sur le 12 ans que nous avons goûté). Pour les amateurs, un vrai single malt d’été, nectar apéritif. Un incontournable en offre privée qui se déguste en palaces (soutenu par des audaces gustatives) et est dispo chez tous les bons cavistes mais aussi chez Nicolas. Une véritable offensive en Hexagone à la hauteur de son talent, nous y reviendrons. Hakushu 12 ans, 67 €.

Eric Valz

ardbeg-supernova-2010-bouteilleARDBERG SUPERNOVA 2010, MHD - L’Ardberg Supernova 2009 fut sacré meilleur whisky écossais 2010 par Jim Murray himself. Qu’en sera-t-il de l’édition 2010 ? Plus tourbé encore (arômes tourbe herbacée et fumée de barbecue) et titrant… 60,1°, il nous promet une explosion en bouche digne de son patronyme. Sera-t-il aussi totalement fumé que le Corryvreckan à 57,1° qui, tel son nom, nous entraînait jusqu’à nos origines (le Corrivreckan est un tourbillon mangeur de bateaux, entre l’Ile de Jyra et de Scarba) Je n’ai pas encore goûté mais je fais toute confiance à Bill Lumsden et et Rachel Barrie pour nous tatouer le gosier de « cèdre, baies et tomate verte ». A suivre avec son package en cliquant sur la vignette.

Eric Valz

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sanderson-purple-barULRIMATKIR, B&B KING, THE PROPOSAL, PURPLE BAR, SANDERSON, MORGAN, LONDRES - Aussi glam soient-ils, nos bars parisiens risquent de faire limonade à côté des derniers délires du Purple Bar. A Londres, Le Sanderson, chef de file de design hôtel, fleuron du groupe Morgan fondé par Ian Schrager - boss mythique du Studio 54 -, lieu de parties aussi disjonctées que glamour, fête ses dix ans avec une hallucinante ligne de cocktails. Tout commence avec un kir excentrique et totalement désinhibant, Ulrimatkir, à base de vodka cerise, Dom Perignon rosé et le must des liqueurs de cassis, la dijonnaise Desbons, avec flocons de feuille d’or en couverture. Snobissimement rap après avoir été jazz, le B&B King mêle un cognac Martell 1940 et une liqueur de Bénédictine de la même année. Le Manhattan 1913 se paye un bourbon Mac Brayer d’avant la prohibition et The Proposal ringardise le Cosmopolitan avec son Dom Perignon 1995, son extrait de prunes fraîches et son nectar d’hibiscus servi dans une flûte Baccarat. A déguster avec gold card, comptez 400 € le verre…

www.sandersonlondon.com

Catherine Jazdzewski

jallum04JALLUM, YANN KERSALE, BACCARAT - Il a beau explorer la lumière en virtuose pour sculpter des formes, des espaces partout dans le monde, Yann Kersalé n’avait jusqu’alors jamais créé de luminaire au sens « objet » du terme. Jallum joue donc les éclaireurs. Car la dernière création Baccarat - disponible dès septembre - marque aussi la première collaboration, après Philippe Starck, Jaime Hayon, Marcel Wanders, du plus célèbre « lighting designer » français avec le cristallier. Il y a bien eu d’autres propositions en forme de banc-cage ou de plumeau mais c’est un bâton lumineux d’un nouveau genre qui signe cette « première » poétique. Autonome huit heures durant grâce à son socle chargeur, la torche réinventée fait jaillir du cristal décoré, des points diamants, des bulles encore plus étincelantes. Et se prête ainsi totalement aux usages in/out les plus nomades, faisant de l’inventeur de ce « néo-totem » un authentique « esprit éclairé ».

Nadine Guérin

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roche-bobois-sacha-lakic-buffet-onde« SPLASH », CHRISTIAN GHION, RUNTAL, « ONDE », SACHA LAKIC, ROCHE BOBOIS - Ces deux-là se ressemblent comme deux gouttes d’eau ! Le motif concentrique attire l’œil irrésistiblement et s’anime jusqu’au mouvement. Sous l’effet d’un impact, la surface troublée prend alors du relief, puisant aux sources d’une pluie vivifiante, d’une contemplation zen… Christian Ghion n’a pas seulement réalisé un objet-tableau ultracontemporain. Splash est le premier radiateur en DuPont TM Corian R, signé avec le fabricant Runtal (Groupe Zehnder) (en cliquant sur la vignette). La dernière version du buffet Speed Up de Sacha Lakic, pour Roche Bobois, affiche elle aussi son blanc immaculé, sa haute technicité en résine thermoformée laquée (en vignette). Succès oblige, la goutte d’eau magnétique succède à la vague ondulante du meuble originel. Le style « bolidiste » du designer, son futurisme racé ne tombent pas à l’eau ! Onde - le nom du buffet - rappelle sa première création, en 1996, pour Roche Bobois, le lit Onda, aussitôt récompensé.

Nadine Guérin

colline_museesLA COLLINE DES MUSEES, PARIS - Cet été, le musée du quai Branly, le Palais de Tokyo, le musée d’Art moderne de la Ville de Paris et la Cité de l’architecture et du patrimoine, tous situés sur la colline de Chaillot, œuvrent ensemble sous le label La Colline des musées pour proposer une programmation cohérente, malgré l’étendue de sa thématique : la jeune création artistique contemporaine. Au Palais de Tokyo et au musée d’Art moderne, Dynasty expose ainsi 40 artistes et 80 propositions de la scène artistique française. La Cité de l’architecture et du patrimoine présente Les Albums des jeunes architectes et des paysagistes 2009-10, travaux des lauréats du prix du même nom. Quant au quai Branly, il présente la création contemporaine indienne avec l’exposition Autres Maîtres de l’Inde.

Pour aller de-ci, de-là visiter la création contemporaine selon La Colline des musées, un pass a été créé qui permet de profiter des quatre adresses à des tarifs privilégiés.

La Colline des musées, jusqu’au 5 septembre. www.lacollinedesmusees.com

Anne Melcer

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calendriers-citearchiWALLPAPER GEANT, VUE SUR LA VILLE, « ARCHI & BD, LA VILLE DESSINEE, CITE DE L’ARCHITECTURE ET DU PATRIMOINE - Impossible de passer à côté de l’agence Vue sur la ville, l’agence fondée par Alain Lachartre et Martine Parker-Landon sur la thématique « Archi & BD, la ville dessinée », l’expo, sise en Cité de l’architecture et du patrimoine, jusqu’au 28 novembre 2010. Hors son nom, c’est la proposition de cette agence/atelier de création et d’édition publicitaire, référence incontournable du luxe depuis 1988 (Chanel, VC&A, Gaultier, Nina Ricci, Azzaro, Grande Epicerie, Ritz, Crillon, Piper-Hiedsieck, Veuve Clicquot, Lobb, et j’en passe, autant en joaillerie qu’en parfums) qui agit comme une enseigne lumineuse dans l’esprit en métamorphosant chaque projet d’édition en objet de communication. Et ce, surtout à la grâce de l’illustration mais aussi des formes, des papiers, des pliages, de matières inusitées… Chaque année depuis vingt ans, Vue sur la ville sort un calendrier très événementiel, dont les dessins sont réalisés par la crème des jeunes illustrateurs, les références de demain. Ce sont donc 240 plumes qui sont exposées dans la Cité, panorama exhaustif de talents sous la forme d’un wallpaper géant en salle consacrée. Et qui témoigne Alain, de la puissance de ton nez, bien plus probant que tes pronostics sportifs…

Eric Valz

bertholon1ENRAGES, FONDATION FRANCES, SENLIS - L’ère des petites fleurs et joliesses artistiques n’a pas encore sonnée pour la fondation Francès qui, après la perturbante exposition Mort ou Vif (Cf. « Culture Zap » du 1er octobre 2009), propose Enragés. Aux côtés du Français Ghyslain Bertholon, artiste invité, le couple Francès présente 10 œuvres internationales issues de sa collection, et compose un bestiaire plastique qui en dit long sur notre capacité de nuisance, sur la rage qui en est cause. Et effet. Animaux fatigués, abimés ou las, trophées ridicules de G.  Bertholon (en forme de cul de renard, par exemple) et bêtes sauvages devenues bêtes de foire défilent et stigmatisent la nature telle que voulue ou déviée par l’homme. Entre autres pièces remarquables, Captive, la chouette meurtrie de Claire Morgan et les hyènes de Pieter Hugo.

Enragés, jusqu’au 30 septembre 2010. Fondation Francès 27, rue Saint-Pierre - 60300 Senlis.

En vignette : Troché Vache, 2009, taxidermie et plexiglass,160 x 120 x 100 cm. Collection particulière © Ghyslain Bertholon, courtesy School Gallery. En cliquant sur la vignette, Claire Morgan, Captive © Collection Francès.

Anne Melcer

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avril10_rg_sg__0872GRACE LEO, HOTEL BEAUCHAMPS, PARIS - Si vous rattachez l’adjectif particulier à cet hôtel, vous serez tout à fait dans son mood. Sa propriétaire, Grace Léo, l’a voulu comme la demeure idéale d’un voyageur imaginaire, Balthazar Beauchamps, qui l’aurait meublé des collections ramenées de ces voyages à travers les continents. Comme ce monsieur a des goûts assez éclectiques, masques africains cohabitent avec mobilier industriel. L’ordonnancement est parfait. Aucune faute de style. L’enchantement est même particulier au dernier étage. Ce sixième étage, dont les chambres mansardées cultivent le charme nostalgique qui signe tant et toujours Paris. S’ajoute à cela la tranquillité qui règne dans ce lieu, pourtant situé en plein quartier des Champs-Elysées, et qui fait de lui une bulle de tranquillité dans laquelle on a aussi plaisir à déjeuner comme à dîner.

www.hotelbeauchamps.com

Catherine Jazdzewski

junior-suite-pauljoe-avec-terasse - les-etangs-de-corotPAUL & JOE, LES ETANGS DE COROT, VILLE-D’AVRAY - En moins d’un an, les Etangs de Corot se sont imposés comme la pause week-end des Parisiens. Faut dire qu’à dix minutes à peine, en voiture, du Pont de Saint-Cloud, on s’y aère chic dans un cadre toujours aussi nature et évocateur. Depuis le 1er juillet, les dimanches de Ville-d’Avray deviennent très fashion, avec l’ouverture d’une junior-suite, décorée par la créatrice de Paul & Joe, Sophie Albou. Pour cette chambre avec terrasse privée, elle a en cohérence avec son style créé une atmosphère très londonienne, un peu Tricia Guild teinté de Kawai. C’est très Merci aussi… donc pile poil dans la tendance qui plaît  aux couples trentenaires, ceux d’une nuit ou de toutes, mais la douche est un peu étroite pour les ondées partagées.

www.etangs-corot.com

Catherine Jazdzewski

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600-kg600 KILOS D’OR PUR, ERIC BESNARD, WWF, GAUMONT - La fièvre de l’or n’en finit pas de sévir, même en temps de crise… Le 25 août, à l’heure de la rentrée, le nouveau film d’Eric Besnard (déjà auteur du bien nommé « Cash ») envahira les salles de l’Hexagone. Son titre : « 600 kilos d’or pur ». Soit l’histoire d’une bande d’aventuriers perdus dans la jungle de Guyane avec six cent kilos d’or sur les bras. À l’occasion de la sortie du film, boostée par une impressionnante campagne promo (concoctée, entre autres, avec l’organisation écolo WWF), Gaumont incite les exploitants à décorer les halls de leur cinéma aux couleurs du film (thématique : la jungle). Cerise dorée sur le gâteau : le 25 août, les dix salles les plus méritantes recevront en cadeau un… Louis d’or.

Thomas Murat

casanova_thbCASANOVA, FRAC, LANGUEDOC ROUSSILLON - L’époque serait-elle en mal de libertinage ? En tout cas, Casanova revient en force stimuler nos imaginaires engourdis. La preuve : pendant tout l’été, dans la région Languedoc-Roussillon, 120 artistes contemporains se dévouent pour défendre la cause de l’enchanteur érotomane. De Nîmes à Narbonne et de Mende à Sète, la région, associée à la FRAC, s’agenouille face au séducteur impénitent qui contribua, dixit le boss local Georges Frêche, à rendre son XVIIIe siècle « chatoyant, exubérant et fantasque ». Casanova, un stimulant pour l’Art contemporain ? Si oui, les publicitaires en vadrouille dans la région trouveront des idées inédites pour érotiser leurs messages futurs. Des messages sulfureux, ça va de soi. (www.fraclr.org).

Thomas Murat

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yves_saint_laurent_pierreYVES SAINT LAURENT-PIERRE BERGE, L’AMOUR FOU, PIERRE THORETTON - Alors que la rétrospective qui lui est consacrée, au Petit Palais, continue de réjouir les foules parisiennes (jusqu’au 29 août), le mythe Yves Saint Laurent, disparu en 2008, n’en finit pas de susciter les projets les plus divers. Parmi eux, un film événement. Le 22 septembre sortira, en effet, dans les salles un documentaire de Pierre Thoretton intitulé « Yves Saint Laurent-Pierre Bergé, l’amour fou » (en vignette, © Alice Springs). Un film où le second nommé reviendra façon intime sur le demi-siècle passé en compagnie d’un des créateurs majeurs de son temps. Indispensable pour les aficionados de la mode et… les autres.

Thomas Murat